Commentaires
Une correction sur cet (excellent) billet: "Le Monde " n'est pas un journal de gauche. C'est un journal qui a fait campagne pour Sarkozy. Le Monde a été de gauche jusque dans les années 70 et au début des années 80, mais après, on peut dire que l'orientation a beaucoup changé.
Les pages économie du Monde sont des plaidoyers incessant pour l'ultralibéralisme. Et, parfois, Le Monde est plus à droite que le Figaro (sauf pendant la campagne électorale où, il est vrai, Le Figaro a très bien joué son rôle de Pravda de droite).
Que vous puissiez confondre le Monde avec un journal de gauche indique sans doute le désarroi où se trouve la gauche: les anciens repères ont vacillé... on ne s'y retrouve plus.
Mais les autres médias que vous citez ne sont pas toujours tendres avec le PS. Marianne est partagé entre Bayrou et Royal. L'Huma ne s'est pas gêné (et c'est son rôle) de tirer à boulets rouges sur Royal. Libé, avec son directeur, Laurent Joffrin, n'est pas non plus sans ambiguité.
Bref, c'est toute la presse qui penche à droite. Le succès de titres comme Capital (le magazine, mais aussi l'émission sur M6) prouve une adhésion de plus en plus forte aux idées ultralibérales. C'est tout cet arrière plan idéologique qui explique, sans doute, la défaite de la gauche (et la division de l'extrême gauche)...
Ensemble, tous au pas.
C'est une décéption. Profonde, et douloureuse la blessure de se réveiller dans un pays qui ne nous ressemble décidément pas. La France, cette grande chose qui se fait abstraite, discrete, se pavane à présent dans les jardins des Tuileries au volant de sa Vel Satis bleu. Indélicat, petit et ambitieux; voilà ce à quoi doit paisiblement ressembler la France de demain.
Alors il va falloir lutter, résister, la rose à la main; le code civil, l'histoire, l'idée de la république dans l'autre. La gauche n'a pas convaincu les gens qui ont peur. Elle n'a pas convaincue les intellectuels. Mais la gauche pense "nous" quand la France de demain s'endort rassuré dans ses paisibles draps du "je".
Aussi faudra-t'il se lever tôt, pour travailler certes, mais d'abord pour défendre nos droits et notre volonté d'un monde qui change. Il va falloir se tendre la main, pour ne pas être anodin et se laisser enfouir sous ce qu'ils appeleront désormais "l'opposition". On nous verra comme les dissidents. Il faudra plus que çà. Il faudra faire changer les choses à notre échelle, chacun. Pour que la droite se montre impuissante.
Bonne chance à la gauche, bonne chance aux francais. Vive la République. Vive la France.
Théo
merci Michael pour cette analyse. Entièrement d'accord avec toi concernant le péri-urbain. Un enjeu essentiel est de recréer du lien social dans ces territoires. Vaste programme (on n'en prend pas le chemin dans une société où pour résoudre chaque problème, on fera valoir son "droit opposable" devant un tribunal...).
La gauche doit se doter d'un projet réaliste et ambitieux comme tu le dis si bien, mais aussi -et c'est fondamental- le porter au plus près des citoyens et le décliner pour le faire exister au quotidien.
Bien que celles-ci ne constituent peut-etre pas une réponse dans l'ensemble de ces zones peri-urbaines où elles n'existent pas nécessairement, j'ajouterai donc à ta liste des organisations à faire vivre, auxquelles adhérer, toutes les associations de quartier, culturelles et autres.
Le contenu tout autant que la méthode pour porter un projet renouvellé de la gauche sont essentiels. Femmes et hommes de bonne volonté, le changement est entre les mains de chacun
Merci pour cette analyse qui sort des raisonnements creux que nous trouvons ces derniers temps dans les tribunes de quotidiens nationaux visant à faire de cette défaite un problème uniquement de personnes. Ce serait se masquer que de le voir ainsi. La bataille des législatives qui est devant nous doit se mener en toute transparence mais surtout avec combativité.
Cette élection rappelle le phénomène de George W Bush qui est venu à opposer vote des villes et des campagnes. Le caractère anxyogène du vote Sarkozy, car ce dernier a joué de cela, a sans doute été plus percutant dans les territoires isolés où la TV est un des seuls vecteurs d'ouverture sur le monde. L'analyse du combat culturel est en ce sens profondément juste. Il faut au niveau des collectivités locales et des acteurs de la société soutenir toutes les initiatives sociales, éducatives, culturelles ou sportives qui favorisent la diffusion des valeurs et l'engagement collectif. Sarkozy revendique une société de l'individu atomisé car elle lui profiterait, à lui et au grand capital. Il faut donc le contrer!
Pour moi, c'est pas elle !
Bravo Ségolène certes, mais il n'empêche qu'il va falloir revenir à la démocratie interne du Parti Socialiste.
"Tout ce qui augmente la liberté augmente la responsabilité", Victor Hugo.
Comment on perd une élection, par Alexis Dalem
LE MONDE | 09.05.07
Si elle était désignée, sa défaite serait presque assurée." Cette phrase, je l'ai écrite dans un texte publié dans ces mêmes colonnes le 25 août 2006. J'y expliquais que, malgré les sondages, qui n'ont aucune valeur prédictive à plusieurs mois du scrutin, l'équation personnelle et la ligne politique de Ségolène Royal ne pouvaient conduire le Parti socialiste qu'à un échec.
J'aurais préféré que les faits me donnent tort. En relisant ces lignes, le sentiment qui domine est celui d'un immense gâchis. Car cette élection était imperdable pour la gauche. Imperdable parce que rarement le candidat de la droite a suscité une telle peur et un tel effet de vote "anti". Parce que jamais depuis 1974 une majorité sortante n'a gagné l'élection présidentielle.
Parce que le souvenir du 21 avril 2002 a fortement mobilisé la gauche. Imperdable surtout parce que tout montrait une attente de gauche très forte dans le pays. Un sondage Ipsos sorti des urnes du 22 avril révèle que, parmi les six thèmes qui ont le plus compté dans le choix des Français, cinq donnent un avantage à la gauche (chômage, pouvoir d'achat, éducation, exclusion-pauvreté, retraites) contre un seulement à la droite, l'insécurité, dont le poids dans la campagne a été bien moindre qu'en 2002.
Le candidat de la droite l'emporte, mais la France n'est pas à droite. La plupart des thèmes qui ont dominé le débat depuis des années sont de gauche : demande de protection contre les déséquilibres de la mondialisation, demande d'une Europe plus sociale et plus démocratique ("non" au traité constitutionnel), demande d'une protection sociale consolidée (mobilisation contre les réformes Fillon), demande d'un droit du travail protecteur (mobilisation contre le contrat première embauche), demande de services publics garantis dans les quartiers comme dans les zones rurales, demande d'une nouvelle donne écologique, demande d'une école de l'égalité réelle, demande d'un Etat fort, capable de réguler et de stimuler l'économie.
Alors pourquoi cet échec ? La principale raison, c'est Ségolène Royal elle-même, non sa personne, mais ses choix politiques. Tout autre candidat aurait probablement fait mieux qu'elle.
Ces choix, ceux d'une ligne politique perdante, elle les a arrêtés le plus souvent seule, sans consulter son parti. Ségolène Royal a imposé une droitisation des thématiques - ordre, sécurité, drapeau -, ce qui revenait à remettre au coeur du débat des thèmes favorables à la droite. Autant offrir directement l'élection à l'adversaire ! Elle a privilégié le discours sur la méthode (la démocratie participative, le "renouvellement politique") et sur le sociétal, qui sont des questions secondaires pour l'électorat.
Elle a délaissé les thèmes économiques et sociaux, l'enjeu européen et la mondialisation, alors qu'ils constituent la clef pour l'avenir, ce que les Français savent bien. A tel point - grand paradoxe - que Nicolas Sarkozy a pu se présenter comme le candidat de la protection contre les "désordres du libéralisme". Elle a opéré un déplacement vers le centre confirmé par l'offre d'alliance faite à François Bayrou, qui a jeté dans la perplexité de nombreux électeurs de gauche.
La campagne brouillonne de Ségolène Royal, marquée par l'improvisation permanente, a permis à Nicolas Sarkozy d'apparaître comme le candidat de la crédibilité, du rassemblement et surtout du changement, alors qu'il était le candidat de la majorité sortante. Cette campagne sans véritable ligne directrice a été trop solitaire et trop personnalisée. Les impairs se sont multipliés et les propositions sont restées floues. "Nous en discuterons après." Mais les Français ne votent pas pour des promesses de discussions !
Tout faux, en un mot. S'il y avait une leçon à tirer du 21 avril 2002, c'était qu'il fallait retrouver le chemin de l'électorat populaire. Ségolène Royal a cru y parvenir en parlant d'ordre, de sécurité et de participation, alors que cet électorat attendait un vrai changement à gauche sur le terrain économique et sociale, fondé sur des propositions précises. Résultat : sa campagne a eu un effet démobilisateur sur l'électorat de gauche. Elle n'a su rassembler ni son camp, ni sa base électorale, ni créer une dynamique au-delà.
Les sondages sortis des urnes montrent que près de la moitié de ses électeurs n'a voté pour elle que par rejet de Nicolas Sarkozy. Face à un candidat moins polarisant, son score aurait été encore plus faible. Contrairement à ce qu'elle prétend, elle n'a pas engagé le renouvellement de la gauche ; elle a approfondi sa crise.
Le Parti socialiste doit accepter de tirer pleinement les conséquences de ce fiasco. Rien ne serait pire que de refuser, au nom de l'unité, d'analyser ses raisons et d'opérer les remises en cause nécessaires. Faire ce travail est d'ailleurs le meilleur moyen pour préparer les législatives : montrer aux Français, et avant tout aux électeurs de gauche, que l'on a compris leur message. Renouveler la politique, c'est d'abord cela : mettre chacun devant ses responsabilités.
Le parti a besoin d'une refondation autour d'une ligne authentiquement de gauche, d'une gauche concrète et d'avenir. C'est là l'enjeu de fond. Ségolène Royal a imposé sa candidature à partir d'une critique du socialisme français qualifié d'"archaïque". Ce discours lui a valu le soutien d'une partie du monde médiatique, intellectuel et culturel acquise à l'idéologie de la "troisième voie". Selon eux, le problème du PS français viendrait de ce qu'il n'a pas réalisé son aggiornamento social-démocrate. Le résultat de cette élection contredit cette affirmation. Le socialisme du centre porté par Ségolène Royal est mis en échec. Les Français ont préféré la présomption du changement avec Nicolas Sarkozy, si douloureux puisse-t-il être, au risque du statu quo avec le social-centrisme de la candidate socialiste.
Face aux quatre grands enjeux actuels - persistance du chômage de masse, risque de décrochage économique de la France, précarisation généralisée de la société et nouveaux périls environnementaux -, seul un projet de transformation à gauche peut être crédible. C'est ce projet renouvelé, en prise avec les enjeux de demain, et enfin sérieux qu'il faut maintenant reconstruire.
Alexis Dalem est chercheur en science politique et corédacteur en chef de la "Revue socialiste".
Une analyse intéressante
Voici une analyse très intéressante de la défaite du 6 mai. Je ne veux pas en reprendre tous les éléments mais juste donner un ou deux commentaires.
D'abord sur les causes de la défaite. Étant moi-même d'un milieu populaire et rural, je pense aussi, sans l'avoir analyser en détail comme Michael Delafosse, que la gauche à des difficultés à convaincre dans le monde rural et périurbain. Difficile d'en analyser précisément les causes mais je pense qu'en premier lieu, l'insécurité réelle ou fantasmé est un vrai sujet d'inquiétude. Ségolène Royal s'est rendue populaire au début de la campagne interne au PS en prônant une fermeté iconoclaste en la matière. Je crois que cela a plu, dommage qu'elle ne soit pas allée au bout et qu'elle ait largement laissé le thème de l'insécurité à la droite. Elle avait/a pourtant de bons atouts dans son jeux, je pense notamment au travail de Delphine Batho (une répression ferme et un accompagnement social des populations fragilisées). Deuxième élément, le sens du travail et le salaire. Il faut avoir en mémoire que sociologiquement, les périurbains sont souvent issus des classes moyennes et sont donc sensibles à l’évolution du pouvoir d’achat (augmentation des loyers, de l’essence…). Et ce d’autant que leur mode de vie (achat d’un pavillon…) et leur éloignement géographique les fragilisent encore plus que leurs alter égo restés dans les agglomérations. Curieusement le discourt de Ségolène Royal sur la vie chère n’a pas bien pris chez eux, du moins d’après ce que j’ai pu observer. Sans doute d’abord par ce que la gauche au pouvoir a préférer réduire le temps de travail (un acquis très apprécié des périurbains qui ont toujours besoins de temps pour bricoler etc.) plutôt qu’augmenter les salaires. Mais aussi parce que la promesse du SMIC à 1500€ a paru largement démagogique (un simcard ne va quand même pas toucher 10 000F !) puis le message a été brouillé : salaire brut ou net ? en fin de législature ou « le plus tôt possible » ? Nicolas Sarkozy a donc pu faire passer, et ça me stupéfait encore, son escroquerie intellectuelle, « travailler plus pour gagner plus ». Il semble avoir compris le problème des classes moyennes qui subissent la pression de l’augmentions du coût de la vie alors qu’en fait il détricote discrètement les 35H qui ont tant profité aux périurbains. En effet, sans les remettre en cause officiellement, il les sape en encouragent les heures sup. Il promet de gagner plus sans dire que la stagnation des salaires depuis quelques années atteint les limites du supportable et donc qu’il aurait fallu de toute façon les augmenter. C’est ainsi qu’il propose enrobé dans un joli slogan d’attaquer les 35H (souvent les salariés feront plus sur la base d’un volontariat qui reste à prouver), de bloquer les salaires (les heures sup remplace l’augmentation) et augmenter la flexibilité des salariés (il faut bien accepter des modification d’horaire pour faire face à l’augmentation du coût de la vie). Les périurbains vont donc perdre beaucoup pour obtenir peu, alors qu’ils auraient pus exiger, via leurs syndicats par exemple, de rien perdre et gagner plus. Au-delà de cet aspect, il me semble donc comme Michael que la gauche doit suivre l’exemple de Ferry et Gambetta et partir à la reconquête des ruraux et périurbains. Une dernière chose, je reconnais bien dans cette analyse l’ancien étudiant en géographie ;-)
J’ai trouvé l’article également intéressant sur la manière de résister à la droite (presse, syndicat…). En fait, ce chapitre 7 m’a paru tellement bien que je l’ai repris sur mon blog.
Bref pour l’avenir Michael continue des analyses de ce genre !
Font républician
Une pétition sur internet pour les législatives
Le lancement d’une pétition par quelques étudiants, en vue des législatives, nous donne une excellente occasion de vérifier le réel pouvoir de diffusion d’un internaute lambda.
Ils sont cinq ou six, étudiants à Sciences-po ou en master d’Histoire. Pour eux qui sont militants, la campagne présidentielle a été le moment fort de l’année. Ils s’étaient quittés au premier tour, les uns préférant François Bayrou, les autres la candidate socialiste. Au second, leur sensibilité commune de centre-gauche les a rassemblés autour de Ségolène Royal.
L’annonce des résultats les a laissés déçus. L’année universitaire se terminant bientôt, ils avaient plus l’intention de mettre au repos leurs activités politiques que de les raviver en vue des législatives. Mais devant la multiplication des combats de coqs, la mise en avant des cavaliers seuls et la mésentente complète de ceux qu’ils avaient soutenus pendant de si longs mois, ils se sont sentis trahis et l’envie d’agir a repris le dessus.
Plutôt que d’aller manifester de nuit dans les rues, ils ont préféré une méthode plus légitime, et sûrement moins dangereuse - trois étudiants de l’IEP de Lyon ont été condamnés en début de semaine dernière à de la prison ferme -. Ils se sont réunis pour écrire un texte qui appelle les responsables politiques du centre et de la gauche à pratiquer des désistements en faveur du mieux placé au lendemain du 1er tour.
En voici quelques extraits :
"Au-delà des querelles partisanes, des questions de personnes, nous refusons l’inéluctabilité d’une hégémonie de cette droite qui se dit « décomplexée », pour 5 ans ou davantage. C’est pourquoi nous interpelons les responsables de la gauche, du centre et de l’écologie politique, pour leur demander d’avoir le courage de dépasser leurs intérêts à court terme, afin de construire une opposition crédible, capable de devenir une majorité nouvelle." [...]
"Or ce que la logique politique impose pour créer cette majorité, la convergence des idées le légitime." [...]
"Sur la rénovation des institutions, sur l’ambition européenne, sur l’idée qu’une politique de sécurité ferme ne peut pas être gâchée par une logique de l’affrontement, sur la conviction qu’efficacité économique et justice sociale se soutiennent mutuellement, ou encore sur la prise de conscience que le réchauffement de la planète doit être au cœur de toutes les politiques publiques, les points d’accords sont flagrants ! " [...]
"Pour toutes ces raisons, nous appelons le MD, le PRG, le PS, les Verts et tous ceux qui sont ouverts au compromis, à pratiquer des désistements mutuels à l’échelle nationale, à l’issue du 1er tour des législatives. Au-delà, nous leur demandons, dès après ces élections, de travailler ensemble, dans le respect des identités de chacun, pour construire un front républicain, progressiste et ouvert." [...]
Ceux qui répondent à l’envoi des mails - ils signent leurs messages par "Les étudiants de Front-Républicain.org"- déclarent que leur grande crainte est de voir une multiplication des triangulaires à l’issue du premier tour de scrutin, sans que des désistements naissent pour autant. Il est vrai qu’une telle configuration laisserait le candidat de l’UMP quasiment toujours vainqueur au second tour, les voix de l’opposition se perdant entre le candidat du PS et celui du MD (Mouvement Démocrate).
Une fois l’objectif fixé, le texte écrit et le nom de leur groupe trouvé -"Front Républicain", un renvoi à un rapprochement politique similaire soutenue par Pierre Mendès France- il leur fallait trouver un moyen de les diffuser. Leur première idée fut d’envoyer leur appel à la presse traditionnelle, par le courrier des lecteurs. Pour le moment, aucun grand titre ne les a publiés. Pourtant, eux sont persuadés que leur demande de rapprochement est partagée par un grand nombre d’électeurs. C’est pourquoi, profitant des compétences de l’un des membres du groupe, ils ont conjointement lancé une pétition sur internet. Celle-ci reprend simplement le texte de l’appel et propose de lui apporter du poids en le signant. Un jour après sa mise en ligne, cette dernière comptait 35 signatures.
Pour diffuser l’adresse de leur site (www.front-republicain.org), ils ont utilisé plusieurs canaux. Ils ont laissé des commentaires sur les sites bayrou.fr et desirsdavenir.org, ce qui a selon eux ont le mieux fonctionné le premier jour. Cela leur a permis d’atteindre des profils de signataires variés : un chaudronnier, des artisans, des retraités, bien sûr des étudiants, tout cela sur un panel très réduit. A ce sujet, le groupe est cependant pessimiste, car il craint que les renvois vers leur site ne soient publiés qu’une fois ou deux par les sites de campagnes, puis noyés dans la masse des autres commentaires. Ils privilégient donc les réactions en chaine, espérant que les premiers signataires transmettront l’appel à leurs contacts. Pour cela, ils ont créé du e-matériel militant, comme les partis l’avaient fait dans la campagne présidentielle. Ainsi, leur appel à été décliné en article de presse, mais aussi sous la forme d’une présentation multimédia, et il est même disponible en vidéo sur le site Dailymotion.
Des étudiants motivés, une réponse à une demande présumée forte et un savoir-faire des canaux de diffusion sur internet : Ces trois éléments réunis permettront-ils à leur initiative de prendre de l’ampleur jusqu’à ce qu’elle pèse dans la campagne législative ? Peut-on se passer de la presse traditionnelle pour donner de l’écho à un tel appel ?
Le fait d’avoir pris connaissance de celui-ci dès sa genèse va nous permettre de le savoir. Rendez-vous dans un mois sur www.front-republicain.org !
coming soon : eglantine.info
Nous avons un rôle à jouer!
Bravo pour ton analyse Michael elle rejoint presque point pour point la mienne. Ta dernière partie sur les contre pouvoirs me semble essentielle. Nous avons, en tant que militants ou sympathisants, un rôle capital à jouer et nous ne pouvons tout attendre de nos dirigeants. Syndicalisme, engagement associatif, militantisme actif me semblent effectivement être les trois outils grâce auxquels nous pourrons gagner les échéances à venir.
Syndicalisme parce qu'il faut que les partenaires sociaux soient forts pour négocier avec un pouvoir qui vraisemblablement se souciera peu du bien être des salariés et des droits du travail, qui semble peu porté sur les acquis sociaux (n'oublions pas que NS militait activement en faveur d'une franchise de 100 euros par an pour les prestations de la sécu).
Associatif : parce que accompagner les mutations sociales, sensibiliser les gens, les aider à sortir de leur posture de repli et de peur ça passe par un mouvement associatif de proximité dont l'offre doit être suffisamment développée.
Militantisme : il faut qu'on soit visible sur le terrain, nous n'avons pas les média avec nous, c'est un fait, à nous d'inventer d'autres moyens de diffusion de nos idées!!
michael ton blog s'ennuie :-)
Pas d'accord avec toi !
Eh bien moi, je ne me reconnais pas du tout avec cette analyse.
Je pense que nous n'avons pas réussi à imposer un thème dans le débat de lavant-présidentielle, se poser en offensive et pas seulement sur le terrain de l'adversaire, et pour ça 2002 aurait du nous servir de leçon.
Quant à DSK, permet moi de te dire que je ne trouve pas tres responsable l'intervention de la candidate quelques minutes apres notre défaite, mot que j'ai d'ailleurs que tres peu entendu et ça serait bien de le reconnaitre.
Les responsabilités doivent être assumées par tout le monde, et il est malhonnête de reporter la faute sur d'autres.
L'intervention de Ségolène était une intervention de gagnante, ce n'est pas responsable ! Certes DSK n'a surement pas utilisé les bons mots et y a surement été trop fort, mais il serait incroyable d'oublier le discours de Ségolène qq instants plus tôt. C'est surement là qu'est l'explication...
Une analyse sur la défaite que je trouve plus pertinente :
http://viemilitante.canalblog.com/archives/2007/05/22/5037401.html
Pour ouvrir le débat sur la gauche : www.ouvronsledebat.net
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=58796&pid=4865142
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
